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Interview de Frédéric Bernard, Directeur Actions Sociales de Klesia
Interview de Frédéric Bernard, Directeur Actions Sociales de Klesia
calendar_today21/05/2024 comment 0

 

-             En 2018, le groupe KLESIA s’engage à soutenir la création de la SCIC ENVIE Autonomie tête de réseau qui porte et accompagne le développement du matériel médical reconditionné en France. Pourquoi ce choix ? quelles sont les motivations de KLESIA ?

Historiquement, Klesia s’occupe de la fragilité sociale et des problématiques en particulier du handicap, le sujet d’Envie Autonomie qui concernait on va dire la fragilité mais également l’économie circulaire était un sujet qui nous intéressait à l’époque puisque le retour à l’emploi des personnes les plus fragiles était un axe prioritaire. On cherchait des solutions pour effectivement pouvoir à la fois inclure des personnes en fragilité et répondre aussi aux problématiques sur le handicap.

 

-             KLESIA continue à soutenir chaque année le développement en France de l’offre solidaire de matériel médical porté par ENVIE Autonomie. Pourquoi cette fidélité et cette volonté de continuer à accompagner ce projet ?

On va dire que c’était un coup pour voir en 2018, finalement l’expérimentation était très concluante. Effectivement, on a décidé avec les administrateurs de poursuivre cet essaimage que nous souhaitions puisque le sujet est un vrai sujet on va dire sociétal… Pratiquement 1 million de personnes en France se trouve en fauteuil roulant et il semblait important pour nous de poursuivre l’effort avec Envie Autonomie quand on voit le prix et le coût d’un fauteuil roulant (manuel ou électrique).

 

-             La loi finance 2020 de la sécurité sociale prévoit la prise en charge des aides techniques « remises en bon état d’usage ». Les décrets sont attendus depuis 4 ans. Que pensez-vous de l'arrivée du matériel médical reconditionné dans le système de santé et que diriez vous au gouvernement pour que la mise en œuvre de cette loi de 2020 s’applique enfin en France.

Alors je dirais enfin ! Je crois qu’effectivement depuis le départ le projet était monté comme ça pour faire reconnaitre le reconditionnement des fauteuils. C’est extrêmement important c’est-à-dire que c’est une consécration aussi pour nous donc c’est une très bonne nouvelle et il faut poursuivre. Le message que je donnerais au gouvernement et dans les prochains plans de financement de la sécurité sociale, c’est même d’aller beaucoup plus loin, c’est-à-dire que l’objectif n’est pas que de rembourser le fauteuil mais ce serait aussi en cas de casse ou de panne intéressant de poursuivre le financement global. Comme je le disais à l’instant, on a beaucoup de gens qui sont en mobilité réduite, en sortie d’hospitalisation, on a des gens qui ont des problématiques musculaires comme des enfants etc... Je pense qu’il serait intéressant de l’ouvrir à l’ensemble de la population, et le budget me semble encore faible, en terme de remboursement. C’est pourquoi il faut aller beaucoup plus loin.